Une acanthe sur la langue, L’attente assure, l’attentat de se pendre.
Le palais pleins d’épines, L’apparence se plie et la parole supplie.
L’acrylique sur les doigts, La critique des tics de medias le public d’Obama.
La crise économique, l’emprise de l’éthique les groupes ethniques et les groupies pathétiques.
Une brindille dans les yeux, La pupille du nerveux et la papille du gueux.
Le miséreux dans la glaise, L’obèse balaise le cul dans deux chaises.
Des orties plein les mains, Le désordre de dynasties à empires romain.
La rose morose, le mot qui dose, La cause de la chose, c’est dans la mort qu’est la pause.
La feuille qui tombe, le deuil face au tombeau, La bombe qui tombe, et l’atomique qui trompe.
Le pétale se sent mal, la fleur fane, La peur des femmes, et la frayeur du mâle.
Une corolle qui décolore, le marteau de Thor, la colère du tonnerre et la parole d’une mère.
Le cri du martyre, le rire du marquis, le bruit d’une tirelire, la folie du fakir
Une graine d’ébène, la reine d’un harem, l’aubaine dans l’arène, le miel de l’Eden
La pomme d’Adam, le dogme de Satan, le sang de la madone et la propagande de Danone.
Le pépin chez le fou, le baratin du gourou, le radin et ses sous et les soucis du jaloux.
Le parfum de Jasmine, le chagrin pour un défunt, Pétain à Verdun, et le singe d’Aladin.
Le brouillard sur la route, la roue du désespoir, le brouillage de l’espoir et l’effroi du trouillard
Les Daltons en Irak, les belles paroles de Chirac, le Karchers des quartiers et l’accent du picard.
Sœur Emmanuelle et son manuel du cœur, ses 22ans au Caire dans une suite pas trop chère.
Guerre d’esprits face au débris de chair, char qui détruit et fruit qui pourrit.
Saddam pendu, le peuple dans les rues, heures suspendues et pour un bonhomme pendu
Une lettre du facteur pour une fracture du cœur, facture de frayeur, cratère de stupeur.
Médecin sans frontières au front de la colère, saint d’esprit coincé au fond d’un cancer.
Chance insensée, pansement sensible pour des pensées sans cible contre une âme insensible.
Le 11 novembre suivit du 11 septembre, la fin suivit d’un début, le but de Bush et le bout de la bûche.
Père fouettard et le fouet des blancs, acheteurs de noirs et maîtres d’esclaves.
Le contrat féodal, un con en sandale, un patron en scandale et un poltron au bal.
Une maison de retraite, le retrait des troupes, la trompe de l’éléphant et le portrait d’un enfant.
Un père sans gosses, des gosses sans repères, des coups d’cross sur le crâne et des bosses sous les dalles.
Freud et son inconscient, Proust et sa madeleine, Lacan, son côté sectaire, et cet homme analphabète.
L’heure qui passe, le stresse qui fait surface, le pass-pass d’un breakeur et le cass d’un braqueur.
Le nez de Pinocchio, la bimbo et ses lolos, le gros dans sa Twingo, ce ticket de Lotto qui dégomme le gros lot.
Le désert et ses pierres, l’abbé Pierre et ses prières, le nerf du mercenaire et nos rêves sur une civière.
A. Taha Souha